Sara Farris est Assistant Professor de sociologie à Goldsmiths, Université de Londres. Elle a publié sur les enjeux de théorie sociologique, de sociologie politique, sur l’orientalisme, les migrations internationales, le féminisme et les études de genre. Plus récemment, elle a publié l’ouvrage Max Weber’s Theory of Personality. Individuation, Politics and Orientalism in the Sociology of Religion (Brill, 2013). Elle est en train de terminer un second ouvrage, provisoirement intitulé, The Political Economy of Femonationalism.
Auteur : Editions Amsterdam
Silvia Federici
Silvia Federici est une universitaire américaine, enseignante et militante féministe marxiste. Elle est professeure émérite et chercheuse à l’Université Hofstra à New York et à notamment écrit Caliban et la sorcière (Entremonde, 2014) et Revolution at Point Zero (PM Press, 2012).
Tithi Bhattacharya
Tithi Bhattacharya est professeure à l’université de Purdue dans l’Indiana , historienne de l’Asie orientale. Elle a notamment écrit The Sentinels of Culture: Class, Education, and the Colonial Intellectual in Bengal (Oxford, 2005).
Maria Ramas
Maria Ramas est historienne féministe.
Johanna Brenner
Johanna Brenner est militante révolutionnaire et féministe, partie prenante de la revue Against the Current et sociologue marxiste. Elle est notamment autrice de Women and the Politics of Class.
Eleanor Burke Leacock
Eleanor Burke Leacock (1922-1987) est une anthropologue marxiste féministe qui a largement contribué à l’étude des sociétés égalitaires et notamment au statut des femmes dans les sociétés sans classe.
Claude Serfati
Claude Serfati est économiste, spécialiste de l’industrie et de l’innovation. Chercheur associé à l’Institut de Recherche économique et sociale et maître de conférence à l’Université Versailles-Saint-Quentin, il a notamment publié L’Industrie française de défense (2014) et La Mondialisation armée (2001).
Le militaire
En France, l’armée joue un rôle essentiel depuis des siècles. Et bien que tous les États démocratiques contemporains trouvent leur origine et leur fondement dans le monopole de la violence légitime, la Ve République a donné à l’institution militaire une place sans équivalent dans aucune autre démocratie et qui n’a cessé de se renforcer au cours des dernières décennies, quels que soient les partis au pouvoir.
Depuis 1991, les armées françaises ont mené sous des modalités diverses 111 opérations à l’extérieur de nos frontières, dont 25 pour la seule année 2015. L’activisme militaire serait-il une « passion française », comme l’ont récemment suggéré les auteurs d’un rapport parlementaire ? Il est en tout cas évident que cet interventionnisme massif va bien au-delà des « guerres des présidents », que ses racines sont bien plus profondes et qu’il rend encore plus assourdissant le consensus par le silence qui submerge la société française.
Cet ouvrage souhaite fournir des éléments de réflexion à celles et ceux qui veulent comprendre les fondements du militarisme français et les raisons de son amplification au cours des dernières années. Il examine la place du militaire et de l’industrie de l’armement en France de l’époque de l’impérialisme à aujourd’hui, l’existence continuée de la Françafrique, et enfin le lien entre le regain militariste et le dispositif sécuritaire déployé sur le territoire depuis les attentats de 2015.
Lire, interpréter, actualiser
Ce livre est un plaidoyer pour les lectures actualisantes, qui cherchent dans les textes littéraires d’hier matière à réfléchir sur les problèmes d’aujourd’hui et de demain. Voyant dans la lecture le modèle de constitution de notre réalité humaine et sociale, il propose une cartographie du rôle nouveau que les activités d’interprétation sont appelées à jouer. La théorisation rigoureuse des méthodes, des enjeux et des limites du geste actualisateur s’articule sur une prise de position politique, dénonçant les angles morts et les perspectives étriquées du néo-conservatisme dominant.
Lire, interpréter, actualiser voudrait donc faciliter l’accès aux problématiques actuelles de la théorie littéraire – désormais partie prenante des humanités numériques et des études de media comparés -, de la réflexion herméneutique et des multiples nœuds unissant biopolitique, capitalisme cognitif et économie des affects. Son ambition : faire des études littéraires le lieu d’une indiscipline exaltante, au cœur de notre plus brûlante actualité.
Les Prairies ordinaires rejoignent les Éditions Amsterdam
Les éditions Les Prairies ordinaires, qui avaient cessé leurs activités au printemps 2016, connaissent un nouveau départ. Les Éditions Amsterdam, elles-mêmes tout juste relancées, viennent d’acquérir ce fonds riche d’une soixantaine de titres, complément idéal à leur propre catalogue ; mais elles souhaitent aussi redéfinir les Prairies ordinaires autour d’un nouveau projet éditorial.
Depuis leur création en 2003, les Éditions Amsterdam se sont attachées à faire exister dans l’espace intellectuel français des courants de pensée ignorés ou confinés aux seuls milieux spécialisés – notamment les gender studies, les race studies, les postcolonial studies, les cultural studies, sans oublier l’histoire orale (en traduisant l’ensemble des livres de Studs Terkel) et les études spinozistes (la collection « Caute ! » dirigée par Yves Citton et Frédéric Lordon). Elles ont dès le départ pris position sur des sujets controversés comme le port du voile ou le travail du sexe, et approfondi ce goût du débat en lançant la Revue internationale des livres et des idées en 2007, puis la Revue des livres en 2011. Après avoir mis en suspens leurs publications pendant près d’un an et demi, elles repartent avec un programme neuf, élaboré par Nicolas Vieillescazes, directeur éditorial des Prairies ordinaires de 2010 à 2016.
Fondées en 2005, Les Prairies ordinaires ont voulu, hors de tout dogmatisme, faire découvrir les pensées critiques actuelles, s’illustrant tout particulièrement dans la traduction de textes et d’auteurs essentiels des sciences sociales contemporaines : le géographe David Harvey, la philosophe Wendy Brown, le sociologue Mike Davis, l’historien Perry Anderson, le théoricien de la culture Fredric Jameson… La maison s’est également ouverte au domaine de l’image, avec des ouvrages consacrés au cinéma (Alors, la Chine de Wang Bing, Mon occupation préférée d’Avi Mograbi) et aux séries télévisées (The Wire. Reconstitution collective ; Breaking Bad, série blanche ; Game of Thrones, série noire).
Alors que l’univers de l’édition de sciences humaines et sociales se rétrécit, qu’il est de plus en plus gagné par la fadeur, le conformisme, le « vite fait-mal fait » et la quête de rentabilité immédiate, nous nous sommes donné pour but de poursuivre une politique de fonds – véritable richesse de l’éditeur –, donc de continuer à publier des classiques contemporains ou de jeunes auteurs, mais aussi d’explorer de nouveaux territoires et d’expérimenter des formes d’écriture originales. L’audace et la ténacité paient, nous en sommes convaincus, et notre ambition est d’acquérir, malgré notre petite taille, une place incontournable dans le domaine des essais. Nous espérons pouvoir compter sur votre soutien.
L’équipe des Éditions Amsterdam/Les Prairies ordinaires
Éric Alliez
Éric Alliez est professeur à l’Université Paris 8 et au Center for Research in Modern European Philosophy (Kingston University, Londres).
Dernier ouvrage paru : Défaire l’image. De l’art contemporain
Dunia Mokrani Chávez
Dunia Mokrani Chávez est politologue. Elle milite au sein du collectif de femmes Samka Sawari-Tisseuses de songes. Elle est également coordinatrice de projets pour la Bolivie de la Fondation Rosa Luxembourg Région andine.
Tristan Dagron
Tristan Dagron est directeur de recherches au CNRS. Son travail porte sur les domaines de l’histoire de la philosophie, la philosophie de la Renaissance et de l’âge classique, la métaphysique et la psychologie.
Catherine Secretan
Catherine Secretan est directrice de recherches en philosophie au CNRS. Elle a notamment publié Les privilèges, berceau de la liberté. La révolte des Pays-Bas : aux sources de la pensée politique moderne (1566-1619) (Vrin, 1990).
Éric Méchoulan
Éric Méchoulan est professeur de littérature et directeur de programme au Collège international de philosophie. Il a notamment écrit Le livre avalé. De la littérature entre mémoire et culture (PUM, 2004), Pour une histoire esthétique de la littérature (PUF, 2004) et Le Crépuscule des intellectuels. De la tyrannie de la clarté au délire d’interprétation (Nota bene, 2005).
Laurent Bove
Laurent Bove est professeur émérite de philosophie à l’université d’Amiens. Il est notamment l’auteur de La Stratégie du conatus. Affirmation et résistance chez Spinoza (Vrin, 1996) et d’Albert Camus. De la transfiguration (Publications de la Sorbonne, 2014). Il est, avec Frédéric Lordon et Yves Citton, co-directeur de la collection Caute! chez Éditions Amsterdam.