Nature et politique

Fabrice Flipo,

Nature et politique

Contribution à une anthropologie de la modernité et de la globalisation

L’enjeu de l’écologie n’est plus simplement d’actualité, il est urgent. Le climat change, les ressources s’épuisent, et plus le temps passe plus les sombres prédictions faites par le Club de Rome dans les années 1970 se vérifient. En conséquence, la question rencontre de plus en plus d’intérêt. Les thèses sont nombreuses, et à les lire, on ne peut se départir d’une impression de flou, voire d’éparpillement ou de contradiction.

L’écologie politique est-elle progressiste  ? Est-elle réactionnaire  ? Est-elle libertaire ou autoritaire  ? S’agit-il d’une nouvelle religion  ? S’agit-il du nouveau conflit central  ? En partant des questions clé qui ont orienté les débats autour de l’écologisme depuis son apparition dans les années 1960, Fabrice Flipo organise la discussion et relie les fils épars de l’analyse empirique et théorique.

Il nous montre que l’écologie politique se définit non par la protection de l’environnement mais par une remise en cause de l’universalité du mode de vie moderne. L’écologisme est ainsi un mouvement d’emblée global, qui renverse les cadres établis de la politique.

Prolonger :

« La question de la nature renouvelle la question communiste », 3 décembre 2015. Entretien de Fabrice Filipo par Nicolas Dutent, à lire ici.